La Tour de Tokyo Maman, moi et papa de temps en temps, LILY Frankie

indAex

Découvert par hasard et ne connaissant pas l’auteur, LILY Frankie, j’ai hésité à acheter La Tour de Tokyo, Maman, moi et papa de temps en temps, l’ouvrage étant un texte auto-biographique.

Néanmoins, j’ai fini par me laisser tenter en constatant que livre avait été publié par les Éditions Philippe Picquier.

J’ai lu ce livre dans le cadre du Challenge Pioche dans ma PAL.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Par une star de la scène rock et pop japonaise indépendante, un livre superbe, énergique, puissant, poignant hommage à sa mère et récit de ses années d’enfance puis d’errance et de galère à Tôkyô. Un père violent, looser indécrottable et yakuza à ses heures, une mère forte et généreuse qui voue son existence à son fils. Et, pivot symbolique et ombilic du monde, la Tour de Tôkyô, qui attire les jeunes provinciaux et leur brûle les ailes.

Porté par une langue orale inventive et imagée, mais aussi très maîtrisée, qui transforme progressivement ce récit de la découverte de la ville et de soi en leçon de vie, ce livre est aussi l’emblème de toute une génération. Celle qui, née dans les années 1960, fut trop jeune pour avoir participé aux mouvements contestataires, mais ne s’est jamais reconnue dans l’idéologie du »miracle » japonais. Une génération sans complexes qui refuse de rentrer dans le rang et invente sa propre modernité.

  • Poche: 510 pages
  • Editeur : Philippe Picquier (31 janvier 2013)
  • Prix : 9€

 

L’AUTEUR (info du site Philippe Picquier)

De son vrai nom Nakagawa Masaya, Lily Franky est né le 4 novembre 1963 à Kokura sur l’île de Kyûshû. Illustrateur, musicien, chroniqueur de presse et de radio, scénariste, acteur de cinéma, auteur d’albums pour les enfants : c’est un artiste touche-à-tout et une figure polymorphe de la scène rock et pop japonaise. Il explique son pseudonyme ainsi : « Je voulais un nom qu’on ne puisse pas définir comme masculin ou féminin, ni comme japonais ou étranger. »

La Tour de Tokyo » a obtenu le prix des Libraires japonais en 2006 et s’est vendu à plus de deux millions d’exemplaires

AVIS

Une histoire personnelle dévoilée sans voyeurisme…

La Tour de Tokyo n’est pas un livre qu’il m’est facile de chroniquer sûrement parce qu’il est basé sur la vie de son auteur. Il apparaît alors quelque peu difficile de donner son avis sur l’histoire en soi sans, d’une certaine manière, porter un jugement sur la vie de Nakagawa Masaya, devenu Lily Frankie. Je ne peux donc que vous inviter à lire vous-même l’ouvrage pour découvrir la vie de l’artiste de son enfance à sa vie d’adulte.

Au début de ma lecture, j’ai craint que « lire » la vie d’une personne que je ne connaissais même pas aurait quelque chose d’ennuyant voire relèverait du voyeurisme à la manière de ces émissions exaspérantes de pseudo télé-réalité. Heureusement, ce ne fut point le cas !

Évidemment, nous entrons dans la vie d’une personne et dans son intimité mais l’auteur, avec son style d’écriture particulier, arrive à se raconter tout en gardant la distance nécessaire avec son lectorat. En d’autres mots, nous découvrons sa vie, ses actions et ses pensées, mais toujours avec une certaine réserve.

Il m’est arrivé de m’offusquer des actions de l’auteur notamment durant sa période « d’adulescent » mais le personnage a ce petit quelque chose qui fait, que de la même manière que sa mère, nous lui pardonnons vite ses errances. J’ai en outre trouvé intéressant la manière dont l’auteur s’est longtemps refusé à entrer dans le moule de la société japonaise et sa valorisation à outrance de la valeur travail. Cela rompt avec l’image des Japonais que nous pouvons avoir en Occident.

La figure maternelle…

Et puis, surtout, plus nous apprenons à connaître l’artiste, plus nous saisissons l’importance de sa mère dans sa vie, peut-être même avant ce dernier. Telle la Tour de Tokyo, pour les jeunes venus dans la ville pour se trouver et se réaliser, la mère de l’auteur apparaît comme le pilier de sa vie. Cette figure maternelle se transforme en une sorte de phare qui, par sa dévotion, son amour parfois pudique mais toujours inconditionnel illumine la vie de l’auteur et lui sert de point d’ancrage durant ses années d’errance. Un poème que sa mère aimait lire représente parfaitement la relation mère/fils qu’ils entretiennent :

Que tu sois là
Et par le simple fait
Que tu sois là
L’espace de ce lieu
S’illumine
Par le simple fait
Que tu sois là
Le cœur de tous
S’apaise
Moi aussi pour toi
Voilà
Ce que je veux être

Mitsuwo

J’ai ralenti ma lecture une fois arrivée à la dernière partie, l’auteur y racontant la maladie de sa mère. Alors qu’il se montre au final assez économe dans l’expression de sa peine et sa douleur, elle transparaît dans le récit tout comme l’amour qu’il porte à sa mère. Les derniers chapitres sont ainsi très émouvants et pour ma part, plutôt de nature émotive, éprouvants.

MA NOTE : 4/5

CONCLUSION

La tour de Tokyo est un livre que je suis contente d’avoir découvert. J’en ai apprécié le style particulier de l’auteur qui permet d’entrer rapidement dans le récit. Mais c’est surtout l’hommage  de l’auteur à sa mère et la manière dont il a su le distiller tout au long du livre qui m’a le plus touchée.

Je ne peux que conseiller ce livre à tous d’autant que l’universalité du thème (l’amour maternelle) ne nécessite pas de connaître l’écrivain pour en apprécier la prose.

Si vous souhaitez un aperçu du livre, les Édition Philippe Picquier vous offre un extrait gratuit en téléchargement.

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3 réflexions sur “La Tour de Tokyo Maman, moi et papa de temps en temps, LILY Frankie

  1. J’ai beaucoup aimé ta phrase « et puis j’ai vu que c’était publié chez Philippe Picquier » 🙂
    Une édition qui est un gage de qualité, pour moi aussi! J’ai souvent le même raisonnement: je regarde un peu ce que je trouve, et si c’est du Picquier, même si je ne suis pas entièrement convaincu par le résumé, je prends 🙂
    Un livre qui m’a l’air très intéressant pour découvrir cet artiste. J’aime bien le fait qu’il se soit choisi un nom « ni masculin, ni féminin ». Et le sous-titre du livre est pas mal non plus, on y décèle une dimension philosophique avec la notion du temps.

    Aimé par 1 personne

    • Je suis contente de voir une autre fan de cette maison. C’est la seule que je suis les yeux fermés 🙂
      Tu as raison pour la dimension philosophique même si c’est plus une philosophie de la vie et de l’expérience que de grandes envolées philosophiques. Pour la notion du temps, elle est en effet présente partout. Elle est également en lien avec la relation de l’auteur avec son père mais je ne l’ai pas abordée dans ma chronique pour ne pas écrire un article encore plus long.
      Si tu en as l’occasion, n’hésite pas à lire le roman 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Bilan lecture octobre 2016 | Light & Smell

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