La Bibliothèque des cœurs cabossés, Katarina Bivald

24483322

Si vous aimez lire, vous n’avez probablement pas échappé à l’engouement suscité par La Bibliothèque des cœurs cabossés de Katarina Bivald publié aux Editions Denoël. Le résumé m’ayant intriguée, je l’ai emprunté à la bibliothèque en croisant les doigts pour partager l’enthousiasme collectif.

Si vous le souhaitez, vous pouvez en feuilleter gratuitement un extrait.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

Tout commence par les lettres que s’envoient deux femmes très différentes : Sara Lindqvist, vingt-huit ans, petit rat de bibliothèque mal dans sa peau, vivant à Haninge en Suède, et Amy Harris, soixante-cinq ans, vieille dame cultivée et solitaire, de Broken Wheel, dans l’Iowa. Après deux ans d’échanges et de conseils à la fois sur la littérature et sur la vie, Sara décide de rendre visite à Amy. Mais, quand elle arrive là-bas, elle apprend avec stupeur qu’Amy est morte. Elle se retrouve seule et perdue dans cette étrange petite ville américaine.
Pour la première fois de sa vie, Sara se fait de vrais amis – et pas uniquement les personnages de ses romans préférés -, qui l’aident à monter une librairie avec tous les livres qu’Amy affectionnait tant. Ce sera pour Sara, et pour les habitants attachants et loufoques de Broken Wheel, une véritable renaissance.
Et lorsque son visa de trois mois expire, ses nouveaux amis ont une idée géniale et complètement folle pour la faire rester à Broken Wheel…

  • Broché: 496 pages
  • Editeur : Denoël (15 janvier 2015)
  • Prix : 21,90€
  • Autre format : poche

AVIS

Ce que j’ai aimé…

J’ai beaucoup aimé les différentes références à des  livres de la littérature souvent américaine et suédoise. Je n’ai d’ailleurs pas hésité à en noter quelques-uns en vue d’une prochaine lecture. Cet aspect du roman séduira sûrement les amoureux des livres.

A cet égard, si Beignets de tomates vertes de Fannie Flag est dans votre PAL, je vous conseille de le lire avant La Bibliothèque des cœurs cabossés. En effet, ce titre est plusieurs fois mentionné et pour pouvoir comprendre les références, il est évidemment préférable de l’avoir lu.

C’est grâce à La Bibliothèque des cœurs cabossés que j’ai découvert Dewey, un chat qui fut la mascotte d’une bibliothèque de l’Iowa durant 19 ans ! Rien que pour ça, je suis contente de l’avoir lu et j’exagère à peine.

J’ai enfin aimé découvrir Amy à travers sa correspondance avec Sara. Elle est évoquée régulièrement dans le roman mais j’aurais préféré qu’elle prenne une place plus importante.

Mais … 

L’héroïne ne m’a pas vraiment touchée car je l’ai trouvée assez agaçante. Si elle prend l’initiative de créer une librairie je l’ai trouvée dans l’ensemble quand même assez « attentiste ». Cela s’explique sûrement par son côté rat de bibliothèque. En général, j’adore ce genre de personnes plongées du matin au soir dans les livres ( le rêve) mais avec Sara, cela n’a pas fonctionné.

J’ai préféré les personnages secondaires qui permettent d’aborder en douceur des sujets comme l’homosexualité et la quête d’identité sexuelle, l’alcoolisme, le racisme… J’ai trouvé le personnage de George vraiment touchant autant dans sa lutte contre l’alcoolisme que son amour pour sa « fille » qu’il n’a pas vue depuis des années.

Mon principal regret concernant ce livre est son côté irréel. Quasiment toute l’histoire m’a semblé tiré par les cheveux. Cela n’aurait pas été un problème si le résumé l’avait laissé sous-entendre ce qui n’est pas le cas.

Quant à l’histoire d’amour entre Sara et l’un des personnages, elle m’a semblé peu naturelle et invraisemblable si l’on considère le peu d’interactions entre les personnages. D’ailleurs, les dialogues entre les deux protagonistes sont ceux que j’ai trouvés les moins intéressants voire superflus.

Au début, j’avais écrit que l’auteure reprenait les codes des romans à l’eau de rose mais après réflexion, je pense avoir été un peu dure. La Bibliothèque des coeurs cabossés est plutôt un honnête livre de chick-lit. Je m’étais attendue à plus d’où une certaine déception.

NOTE : 3,5/5

En résumé, je n’ai pas partagé l’enthousiasme suscité par La Bibliothèque des cœurs cabossés. Si ce roman s’est révélé agréable à lire, il lui a manqué ce quelque chose qui donne envie de poursuivre avec impatience sa lecture.

Je le conseillerais aux personnes qui aiment les livres parlant de l’Amour sous toutes ses formes : amoureux, amical, familial… Si c’est seulement l’amour des livres qui vous intéresse, il vaut mieux passer votre tour.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Publicités

6 réflexions sur “La Bibliothèque des cœurs cabossés, Katarina Bivald

  1. Pingback: Bilan lecture août 2016 | Light & Smell

  2. Pingback: Top Ten Tuesday #4 : Les 10 livres qui ne vous ont pas plus dont vous continuez à lire l’auteur | Light & Smell

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s