L’Edit d’Alambrisa, Alix d’Angalie

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J’ai découvert l’Edit d’Alambrisa d’Alix d’Angalie lors de l’appel à lecteurs de son éditeur Les Éditions du Monde premier. Ayant trouvé la démarche sympathique, j’avais décidé de participer et donc de recevoir gratuitement l’ebook en échange d’un avis. Depuis, le livre numérique dormait sagement sur mon ordinateur jusqu’à ce que je décide de l’ajouter à ma PAL d’été dans le cadre d’un challenge.

A noter que mon ereader montrant des signes de fatigue, il m’a été impossible de lire le livre convenablement sur ce dernier. Ne lisant jamais de livres à partir de mon ordinateur, j’ai donc lu tout le roman sur mon téléphone portable qui, fort heureusement, possède un grand écran. Si je vous relate cette anecdote, c’est simplement pour dire que la lecture m’a plu car sinon je l’aurais abandonnée en cours de route, les conditions n’étant somme toute pas idéales.

PRÉSENTATION ÉDITEUR

À l’issue d’une ère de guerres sanglantes, les Hommes sont parvenus à développer une civilisation aussi pacifique que prolifique. Tellur est un monde en Paix, un rêve devenu réalité au prix de sacrifices incommensurables? et grâce à l’Édit d’Alambrisa.
Plus de trois-mille six-cent ans après la rédaction de l’Édit d’Alambrisa, Sicara Narki accède au prestigieux statut d’Apprentie et intègre le lieu de formation des Mages les plus puissants de Tellur, sous l’égide du plus mystérieux des professeurs.
Mais elle est loin de mener au Conservatoire la vie studieuse et sereine à laquelle elle a toujours aspiré. Une série de drames sans précédent vient perturber la Paix d’Alambrisa et très vite, l’Apprentissage de Sicara prend une tournure inattendue et dangereuse qui changera du tout au tout le cours de son existence et peut-être même la civilisation de l’Édit tout entière.

  • Format : Format epub
  • Autre format : broché
  • Nombre de pages de l’édition imprimée : 757 pages


AVIS

Un roman avec de nombreuses pages qui ne se révèle pas long…

Autant prévenir tout de suite, Alix d’Angalie n’a pas lésiné sur le nombre de pages ce qui ne m’a pas dérangée, bien au contraire.

Ce roman contient donc beaucoup de pages mais ne se révèle pas « long », une nuance qui a toute son importance. Ce que j’entends par là c’est que contrairement à ce que j’ai déjà pu lire, l’auteure n’écrit pas pour écrire ou remplir un cahier des charges ce qui n’en rend la lecture que plus plaisante. Le livre contient des descriptions, ce qui peut en rebuter certains, mais celles-ci font partie intégrante de l’intrigue et permettent aux lecteurs d’être pleinement plongés dans l’atmosphère du roman.

Une plume au service d’un univers imaginaire très riche

La plume d’Alix d’Angalie est agréable ce qui est, à mon sens, une condition sine qua non pour lire en entier et surtout avec plaisir un ouvrage contenant autant de pages. C’est avec un talent certain qu’elle a su manier les mots pour titiller notre imagination et nous immerger complètement dans l’univers qu’elle a créé pour les lecteurs.

Les nombreux détails donnés par l’auteure font partie intégrante du charme du roman et nous permettent d’imaginer les scènes de manière plutôt précise, rendant l’immersion dans l’histoire complète. Les descriptions de certains paysages m’ont donné envie de découvrir pour de « vrai » l’univers de l’auteure tellement sa représentation m’a paru réelle et attrayante.

En plus des superbes descriptions que nous propose l’écrivaine, de nombreux éléments sont là pour distraire et satisfaire les lecteurs : de l’action, des personnages attachants voire pour certains espiègles, un grand méchant, une histoire d’amour naissante malgré les interdits, un complot, une trahison, des mystères… En quelques mots, tout est prévu pour vous donner envie de tourner inlassablement les pages.

De l’évolution de l’héroïne

Il m’a fallu une cinquantaine de pages pour être vraiment intéressée par ma lecture mais moins pour trouver le personnage de Sicara attachant. D’emblée, j’ai eu envie d’en apprendre plus sur elle et surtout, de la suivre dans son aventure. Mais au bout de 200 pages, le personnage a commencé à me lasser voire me fatiguer. J’ai fini par trouver Sicara très désagréable : moralisatrice, cassante et tranchante, peu compréhensive, égocentrique… Exactement le genre de personnes qui me fait fuir dans la vie réelle.

Bref, je n’avais aucunement envie de continuer à la côtoyer. Heureusement, j’ai persévéré et j’ai ainsi pu apprécier l’évolution de Sicara au fur et à mesure de son avancement au cours de son apprentissage et des péripéties du roman. Le gris a, petit à petit, commencé à intégrer sa vie qui était jusqu’alors d’un désarmant manichéisme.

En poursuivant ma lecture, j’ai également pu mieux saisir le rôle de l’Édit dans le comportement de Sicara et constater la cohérence du personnage par rapport aux valeurs qui lui ont été insufflées depuis sa naissance. Ceci, en plus de rendre son évolution intéressante, prouve sa grande force de caractère. Remettre en question tout ce qu’on a appris et qui forme le socle de son être n’a rien de facile. Vous l’aurez donc compris, Sicara est finalement revenue assez vite dans mes bonnes grâces.

Que de la fantasy ?

Tout au long du roman, je n’ai pu m’empêcher de faire des parallèles entre les règles de l’Edit et certains préceptes religieux sans oublier le comportement parfois proche du fanatisme des personnages : impossibilité pour les femmes d’avoir recours à la contraception, condamnation régulière et lourde de cette pratique, foi aveugle en un texte, rejet systématique et violent des personnes ne partageant pas les valeurs de l’Edit… A tort ou à raison, l’Edit d’Alambrisa m’a semblé dépasser le « simple texte » de fantasy pour dénoncer certaines idées délétères pour la société.

MA NOTE : 4/5

En conclusion, n’étant pas très familière de la fantasy, je suis incapable de vous dire si ce roman en reprend les codes mais j’avoue que de toute manière, le savoir ne me semble pas d’une grande importance. Ce qui compte pour moi c’est que l’auteure a su rédiger un texte accessible à tous et dont l’univers très riche ne pourra que vous happer.

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7 réflexions sur “L’Edit d’Alambrisa, Alix d’Angalie

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