La fille du train, Paula Hawkins

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Le thriller est un genre auquel je m’étais peu intéressée mais maintenant que j’ai pris le temps de le découvrir, je l’apprécie de plus en plus. La fille du train ne fait que confirmer mon attrait pour ce style. J’ai choisi de le lire suite aux nombreux avis très positifs à son égard. Il s’agit du premier ouvrage de Paula Hawkins, journaliste à Londres.

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PRÉSENTATION DE L’ÉDITEUR

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

  • Broché: 384 pages
  • Editeur : Sonatine
  • Date de sortie : 7 mai 2015
  • Prix : 21€
  • Autre format disponible : ebook, 14,99€

Vous pouvez trouver un extrait gratuit sur le site de l’éditeur.

MON AVIS

Dans l’intimité des personnages…

Le récit est raconté alternativement par trois des personnages, tous féminins, à la manière d’un journal intime. Au fil des pages sont ainsi dévoilés des fragments de la vie de Rachel, de la nouvelle femme de son ex-mari mais également de Megan, la disparue. C’est sûrement l’intervention de Megan qui m’a le plus interpellée : alors que l’on lit ses pensées et qu’une image plus précise de sa personne se forme, on sait également assez rapidement ce qu’il lui est arrivé. Ses interventions m’ont donc laissée parfois un sentiment de mal-être partagée entre l’impuissance face à ce qu’il lui est arrivé et que l’on sait et l’envie d’en savoir plus sur la manière dont c’est arrivé.

Cette alternance des points de vue apporte une certaine dynamique au roman mais en même temps, elle fut parfois source de frustration. Alors que l’on suit avec empressement le récit d’un personnage, l’auteure passe à un autre point de vue en prenant bien soin auparavant de conclure le chapitre par un élément source de nouvelles interrogations. Heureusement, cette frustration est très vite oubliée : dès les premières lignes racontées par un autre personnage, le lecteur est happé par son récit.

L’alcoolisme…

L‘alcoolisme est abordé dans le roman à travers le personnage de Rachel qui est devenue alcoolique suite à un drame personnel. Ayant été confrontée à ce problème dans mon entourage proche, j’ai beaucoup apprécié l’approche de l’auteure vis-à-vis de ce problème, on y ressent à la perfection le dégoût que Rachel ressent face à son propre comportement, à sa faiblesse mais l’on perçoit également sa fragilité et sa difficulté à se sortir de cette maladie par elle-même. A aucun moment Rachel ne tombe dans l’auto-apitoiement et surtout, elle reconnaît sans complaisance son problème.

Rachel se sait alcoolique mais ne demande pas de l’aide à l’extérieur pour essayer de sortir de cette addiction. On a l’impression qu’à la place du soutien de ses proches et/ou du corps médical, c’est la disparition de Megan qui lui sert de point de départ à l’envie de guérir. Pour faire partir de la vie de Megan ou plus justement, pour aider à élucider le mystère de sa disparition, Rachel a besoin de reprendre sa vie en main. En lui offrant enfin un nouveau but à son existence, la disparition de Megan semble être ce qui lui permet, petit à petit, de remonter la pente même si c’est avec des rechutes. A la fin du roman, j’ai eu le sentiment que la disparition de l’une a permis la résurrection de l’autre.

L’art du suspense…

Avec La fille du train, Paula Hawkins montre qu’elle maîtrise à merveille l’art du suspense. C’est simple, j’ai lu ce livre presque frénétiquement tellement il m’a été difficile de le reposer.

L’auteure distille certaines informations que vous vous empressez de saisir au vol fomentant des hypothèses, mais c’est pour mieux vous induire en erreur. Elle vous surprend en vous montrant que les apparences sont parfois trompeuses et que certains individus sont passés maître dans l’art du mensonge et du paraître. Pour ma part, j’ai fini par deviner le mystère avant la fin du roman sans savoir si cela a été voulu ou non par l’auteure. Mais peu importe, ce roman m’a sans conteste tenue en haleine.

Du livra à l’adaptation cinématographique…

Quand je l’ai terminé, je me suis dit que la Fille du train est l’un des rares livres que j’aimerais voir adapter au cinéma. Son scénario et sa construction s’y prêtent à merveille ce qui tombe bien puisqu’une adaptation cinématographique est prévue pour octobre 2016.

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MA NOTE : 4,5/5

En résumé, La fille du train est un thriller que j’ai adoré et que je vous conseille les yeux fermés. Si vous avez envie d’un livre qui vous tient en haleine, celui-ci est fait pour vous.

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10 réflexions sur “La fille du train, Paula Hawkins

  1. J’ai lu beaucoup de chroniques sur ce livre, et généralement elles étaient mitigées. Donc, j’ai laissé tombé l’idée de le lire, car j’ai horreur des thrillers tièdes. Pour moi il faut que le suspens soit énorme, et la fin à la hauteur, sinon je traine, et je finis par être déçue. Par contre, le film m’attire totalement ! 🙂

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  2. J’ai trouvé que c’était un bon thriller, j’ai aimé le fait que l’histoire commence de manière tout à fait banale pour se transformer progressivement en roman à suspens. J’ai aussi apprécié la multiplicité des points de vue et les thèmes abordés. J’en ai fait le tout premier article de mon blog 😉

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